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Les brokers du FBI ayant mené cette semaine une perquisition au domicile de Donald Trump, en Floride, ont saisi des paperwork classifiés, dont certains qualifiés « high secret », que l’ancien président américain avait emportés illégalement avec lui en quittant la Maison Blanche, selon des paperwork judiciaires publiés vendredi 12 août.
Le département américain de la justice a déclaré au juge fédéral Bruce Reinhart, qui a signé le mandat de perquisition, qu’il a de bonnes raisons de penser que Donald Trump a violé l’« Espionage Act », loi fédérale adoptée en 1917 qui interdit la possession ou la transmission d’informations susceptibles de nuire aux opérations militaires américaines ou de bénéficier aux ennemis des Etats-Unis.
Le mandat, dont les scellés ont été levés vendredi à la demande du juge fédéral, révèle que les brokers du FBI ont emporté une vingtaine de cartons contenant divers paperwork, dont certains « high secret » – la plus haute classification américaine pour un doc –, des albums pictures ainsi que la lettre manuscrite par laquelle Donald Trump avait accordé sa grâce présidentielle à son ancien associé Roger Stone.
Pas de commentaire de l’Elysée
La police fédérale a également saisi des paperwork concernant le « Président de la France », a rapporté vendredi le Wall Road Journal, qui dit avoir eu accès à un inventaire de trois pages de ce qui a été collecté lundi lors de cette perquisition. Aucune autre précision n’est donnée sur la nature de ces informations, ni si cela concerne l’actuel président français Emmanuel Macron. Contacté par l’agence Reuters, l’Elysée n’a pas souhaité faire de commentaire sur ces « informations » qui auraient été en possession de Donald Trump.
L’ancien président américain ne s’est pas opposé à ce que le contenu du mandat de perquisition soit rendu public. « Non seulement je ne m’opposerai pas à la publication des paperwork (…) mais j’irai plus loin en ENCOURAGEANT leur publication immédiate », a-t-il écrit jeudi soir le réseau social qu’il a créé Fact Social, lui qui s’était pourtant abstenu de rendre publique la copie du mandat qu’il avait reçue. Il a assuré dans un communiqué, vendredi, que les paperwork récupérés par la police avaient tous été déclassifiés.
Il a en revanche démenti vendredi que les brokers fédéraux aient été à la recherche de paperwork liés aux armes nucléaires des Etats-Unis, comme l’a rapporté jeudi le Washington Put up.
« Cette histoire d’armes nucléaires est un canular », a-t-il écrit sur Fact Social. Donald Trump a estimé que ces informations étaient à mettre au même rang que les controverses concernant ses liens avec Moscou et les deux procédures d’impeachment engagées contre lui.
Une vengeance politique, selon Donald Trump
La perquisition s’est inscrite dans le cadre d’une enquête sur des paperwork que Donald Trump aurait illégalement emportés avec lui hors de la Maison blanche au second de la fin de son mandant, en janvier 2021. La loi oblige les présidents américains à transmettre l’ensemble de ses e-mails, lettres et autres paperwork de travail aux Archives nationales américaines.
Jamais le domicile d’un ex-locataire de la Maison Blanche n’avait jusque-là été perquisitionné. Merrick Garland, nommé par Joe Biden, le successeur démocrate de Donald Trump, avait dit jeudi au cours d’une conférence de presse avoir approuvé personnellement la perquisition. « Le département ne prend pas une telle décision à la légère », a-t-il dit, ajoutant que des moyens moins intrusifs étaient d’ordinaire préférés lorsque cela était attainable.
Cette affirmation est très inhabituelle, alors que les représentants des forces de l’ordre n’évoquent généralement pas des enquêtes en cours, afin notamment de protéger les droits des personnes. Fait inhabituel, également, c’est Donald Trump lui-même qui a annoncé lundi soir que sa résidence était fouillée par des brokers du FBI, accusant Joe Biden de se livrer à une vengeance politique.
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