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À Montpellier, les harkis ne sont plus « dragués comme avant »

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Montpellier (Hérault).– Lorsque Georges Frêche dérape et insulte un groupe de harkis le 11 février 2006, sur la stèle de Jacques Roseau, ses mots sont d’une violence inouïe : « cocus »« sous-hommes ». Maire de Montpellier de 1977 à 2004, puis président du Languedoc-Roussillon jusqu’à sa mort en 2010, l’animal politique au verbe tranchant s’est rarement embarrassé de politesse, quitte à se mettre l’appareil socialiste à dos.

Mais ce jour-là, au-delà de l’insulte, il dévoile sa méthode : « Ah vous êtes allés chez les gaullistes. Vous faites partie de ces harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie. Faut-il vous rappeler que 80 000 harkis se sont fait égorger comme des porcs parce que l’armée française les a laissés ? Moi qui vous ai donné votre boulot de pompier, gardez-le et fermez votre gueule ! Je vous ai trouvé un toit et je suis bien remercié. »

Le pompier, c’est Abdelkader Chebaiki, d’Ajir 34, aperçu à une manifestation de l’UMP le matin même à Palavas-les-Flots. « Moi, j’étais venu pour me recueillir, guarantee le militant. Je lui ai dit qu’il n’était pas là pour faire de la politique politicienne mais pour rendre hommage. Et il s’est mis dans une furie… Il a perdu les pédales. » Présente aux côtés de Chebaiki ce jour-là, Dalila Naceri, qui se revendique de la droite modérée, acquiesce : « On se serait cru dans un movie. C’est comme s’il l’avait vécu comme une trahison. Comme si on appartenait à un clan et qu’on avait trahi le clan. Mais les harkis n’appartiennent à personne. »

Le 18 février 2006, environ 300 personnes manifestent devant l’hôtel de région de Montpellier pour protester contre les propos tenus la semaine précédente par Georges Frêche. © Dominique Faget / AFP

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