Home French News En défendant le « travailler plus », le macronisme s’ancre dans le …

En défendant le « travailler plus », le macronisme s’ancre dans le …

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La nouvelle volonté de remise en trigger de la loi sur les 35 heures, qui a trouvé la majorité au Sénat cette semaine avec la « monétisation » des heures de réduction du temps de travail, et sera adoptée définitivement ce jeudi, a mis de nouveau au jour un level commun fondamental entre la majorité présidentielle et la droite traditionnelle : l’obsession du « travailler plus ». Une obsession que l’on retrouve aussi au cœur de l’argumentaire autour de la réforme des retraites ou de la réforme de l’assurance-chômage.

L’idée qui est développée est extrêmement easy : ce principe permettrait d’accélérer la croissance du pays et d’assurer, prétend-on, la création de richesses et donc le financement du « modèle social ». Le 14 juillet dernier, Emmanuel Macron, dans son interview traditionnelle, avait appuyé cette idée très fortement : « Nous devons travailler plus et plus longtemps, il n’y a pas de doute. » Et il faisait explicitement le lien entre cette augmentation du temps de travail et « création de richesses » et « augmentation du PIB ».

Cette imaginative and prescient est largement à géométrie variable. L’intérêt de l’opinion étant désormais centré sur la query de l’inflation, voici que « travailler plus » permettrait d’acquérir plus de « pouvoir d’achat », quitte à prendre des positions rhétoriques grotesques. « Personne n’arrivera à me convaincre qu’il faut travailler et gagner moins », a ainsi proclamé le ministre de l’économie et des funds Bruno Le Maire au Sénat le 2 août, construisant une loi d’airain factice entre la baisse du temps de travail et la rémunération.

Emmanuel Macron, pendant le défilé militaire du 14-Juillet 2022. © Picture Xose Bouzas / Hans Lucas by way of AFP

Cette place est un grand classique du conservatisme économique et s’appuie, comme souvent, sur une forme de fake « bon sens » qui voudrait que l’on augmente la valeur produite par une augmentation mécanique du temps de travail – et que la relation serait linéaire. Dans les faits, cette imaginative and prescient des choses soutient surtout une place microéconomique du level de vue patronal, qui est une place de classe pure. Automobile du level de vue du capital, le plus easy pour augmenter la masse de income est de faire travailler davantage la même masse de travailleurs.

C’est au nom de ce supposé bon sens que le patronat et la droite ont toujours lutté contre toutes les mesures de réduction du temps de travail : depuis la journée de 10 heures en 1848 (vite suspendue) jusqu’aux 35 heures en 2002. Cité par La Croix, dans un article de 2019 qui rendait compte des débats un siècle auparavant, un sénateur et industriel, Eugène Tournon, se lamentait ainsi que les petites et moyennes industries étaient « vouées à disparaître » en raison de la loi du 23 avril 1919, qui instaurait un régime de 48 heures par semaine en France.

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