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Combien de temps encore laisserons-nous les exilés livrés à eux-mêmes ; contraints, faute de voies légales de migration, d’emprunter de dangereuses routes par l’intermédiaire de réseaux de passeurs souvent peu scrupuleux ? La query mérite d’être posée, à l’heure où les drames humains se suivent et se ressemblent, aux quatre cash du monde, sans qu’ils suscitent la moindre réaction politique.
En France, mercredi 10 août, Mohammed est mort près d’un campement à Grande-Synthe, dans le Nord. Le jeune homme, de nationalité soudanaise, s’est noyé à l’âge de 22 ans en faisant sa toilette dans un canal, faute d’un accès digne à l’eau – l’un des nombreux droits fondamentaux des exilés que la France bafoue, au quotidien. Le 20 juillet dernier, l’affiliation Human Rights Observers documentait remark, en pleine canicule, la préfecture du Nord avait ordonné la saisie de cuves d’eau mises à la disposition des exilé·es.
« Une mort de plus qui n’a rien d’un accident, elle est le résultat des politiques criminelles à nos frontières », a dénoncé Utopia 56 à propos de Mohammed. L’affiliation, qui vient en aide aux exilés dans le Calaisis et le Dunkerquois, s’échine à rendre hommage aux victimes disparues à cette frontière – plus de trois cents depuis 1999, un bilan alourdi par le naufrage du 24 novembre 2021 – et à mettre un nom sur ceux et celles que l’on préfère, par facilité, appeler « les migrants ».
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