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Paris cherche l’appui d’Alger sur le Sahel

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Un véhicule blindé léger est chargé dans un avion, dans le cadre du retrait des troupes françaises de leurs dernières bases au Mali, le 28 juin 2022.

C’est ce qu’Emmanuel Macron appelle le « grand file sahélien ». Vendredi 26 août, en fin d’après-midi, le chef d’Etat français s’est presque félicité d’être arrivé en retard pour la traditionnelle allocution présidentielle devant les membres de la communauté française réunis à la résidence de l’ambassade de France à Alger. La raison : « Des discussions dans un cadre inédit depuis 1962 », qu’il a eues, un peu plus tôt dans la journée, avec les plus hautes autorités algériennes, le président, Abdelmadjid Tebboune, et les cooks de l’armée. Une première, longtemps espérée par Paris.

« Nous nous sommes retrouvés avec nos ministres des armées, cooks d’état-major des armées et grands directeurs [du renseignement] avec une volonté d’avancer sur les questions existentielles, stratégiques et sécuritaires qui étaient comme un angle mort jusqu’alors dans notre relation. » Comprendre la scenario régionale – avant tout au Sahel – et, surtout, l’irruption de ce que le chef de l’Etat français appelle l’« impérialisme russe » dans la région.

« L’Algérie a un rôle tout à fait clé au Sahel, géographiquement et politiquement », rappelait-il déjà en quittant le cimetière européen de Saint-Eugène, qu’il avait arpenté dans la matinée, tout en défendant le bilan de la France du Mali, d’où l’armée française a achevé son retrait, cet été. « Notre volonté est de renforcer le partenariat avec l’Algérie, de pouvoir œuvrer ensemble, à la fois sur le plan politique et diplomatique, a-t-il poursuivi, mais aussi pour passer les bons messages et éviter que des mercenaires puissent fleurir dans la région, en particulier le Groupe Wagner. »

« Faire preuve de pédagogie »

Ce groupe, fake nez de l’interventionnisme militaire du président russe, Vladimir Poutine, est accusé par Paris de servir ses « intérêts économiques » propres et de « sécuriser la junte » au pouvoir à Bamako. Alger, proche des autorités maliennes et historiquement lié à la Russie, guarantee, de son côté, vouloir privilégier une resolution politique et revendique une neutralité, en façade du moins, fidèle à son principe de non-intervention dans les affaires intérieures d’un pays tiers.

« La neutralité algérienne actuelle est un confort. Mais nous devons faire preuve de pédagogie et leur expliquer que ce n’est pas qu’un problème d’Européens, cela concerne toute la région, affirme une supply diplomatique française. Quelles sont les motivations des Russes ? Le président Emmanuel Macron a été très clair avec les pays africains sur le problème de l’impérialisme russe. Je pense que les Algériens en ont conscience. Il faut les féliciter et les encourager à adopter une perspective de moindre prudence. »

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